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Petit rorqual
Longueur: de 7 à 10 m (23 à 33 pi) Poids: de 6 à 8 tonnes Taille de la population au Canada: inconnue Taille de la population mondiale: inconnue (on pense qu’elle atteint plus d’un million d’individus) Statut quant à la conservation au Canada: non en péril (COSEPAC) Statut mondial quant à la conservation: faible risque, quasi menacé (UICN)
Classification
Nom scientifique : Balænoptera acutorostrata
Autres noms : gibard, rorqual nain, rorqual à museau pointu
Sous-ordre : mysticète (baleine à fanons)
Famille : Balénoptéridés
Identification sur le terrain
- jusqu'à 10 m de longueur
- corps élancé et de taille moyenne
- tête étroite et très pointue
- évent double
- fanons blancs jaunâtres d’environ 20 à 30 cm de longueur
- grande nageoire dorsale falciforme
- bande blanche sur les nageoires pectorales
- dos noir, côtés gris et ventre blanc
- sillons ventraux se terminant avant le nombril, vers le bout des nageoires pectorales
- souffle bas et diffus, difficile à apercevoir
- dos arqué sans queue émergée lorsque l’animal plonge
- habituellement solitaire ou en groupes de 2 à 3 individus, pouvant être plus nombreux dans de bonne aires d’alimentation
Description
Les petits rorquals, la plus petite espèce de baleine à fanons de l’hémisphère Nord, sont de couleur grise foncée ou presque noire, ont un chevron plus pâle sur le dos et les flancs, et un ventre blanc. Une bande blanche caractéristique de l’espèce traverse les nageoires pectorales. Le petit rorqual a un corps relativement élancé et une tête très pointue semblant être en forme de V lorsque vue d’en haut. Sa grande dorsale falciforme, située relativement loin à l’avant du corps comparativement à d’autres rorquals, apparaît en même temps que les évents lorsque l’animal fait surface. Le souffle passe inaperçu sauf lorsqu’il est éclairé de derrière par le soleil ou lors d’une journée froide.
Cycle biologique
Il semble y avoir un rapport entre, d’une part, les accouplements et les naissances et, d’autre part, les migrations saisonnières, ces dernières semblant d’ailleurs varier en fonction du sexe et de l’âge des individus. La gestation dure 10 mois, la période de lactation aussi longtemps que 45 mois, et les femelles semblent pouvoir donner naissance à tous les ans. On croit que le petit rorqual vit au moins jusqu’à 50 ans, la maturité sexuelle survenant à l’âge de 7 ans chez les mâles et plus tôt chez les femelles, soit à l’âge de 6 ans.
Répartition géographique
Le petit rorqual compte parmi les espèces de baleines à fanons les plus répandues géographiquement. Dans l’Atlantique Nord, on le trouve des eaux arctiques jusqu’aux Caraïbes et jusqu’au détroit de Gibraltar, et on le voit souvent dans les eaux côtières des provinces Maritimes. Bien que les habitudes migratoires de l’espèce ne soient pas encore bien connues, il est probable qu’elle migre saisonnièrement vers des eaux plus chaudes durant l’hiver, même s’il arrive qu’on aperçoive en hiver des individus au large de la Nouvelle-Écosse.
Régime alimentaire
Le petit rorqual appartient au groupe de baleines à fanons appelées « rorquals », lesquels utilisent leurs fanons pour filtrer et retenir la nourriture contenue dans de grandes bouchées d’eau. Le régime alimentaire du petit rorqual est varié mais peut se spécialiser temporairement ou en fonction de l’emplacement géographique. On sait que les individus de l’Atlantique Nord consomment du lançon, du saumon, du maquereau, de l’églefin, des euphausides (krill) et d’autres proies.
Comportement
Le petit rorqual vit habituellement en solitaire ou en petits groupes. Sa petite taille, son souffle discret et ses brèves apparitions à la surface rendent difficile son observation, bien que parfois il soit d’un tempérament curieux et s’approche des bateaux. On ne considère pas cette espèce comme étant encline aux acrobaties de surface, quoique certains individus puissent sauter hors de l’eau. Lorsqu’il plonge, le petit rorqual arque le dos, sans montrer la queue.
Taille des populations
On croit que les petits rorquals sont abondants sur toute l’étendue de leur répartition géographique, divers centres de population se trouvant dans l’hémisphère Sud, l’Atlantique Nord et le Pacifique Nord. Bien que la plupart de populations de petits rorquals se portent mieux que la plupart des populations d’autres grandes baleines, certaines questions demeurent en suspens quant au statut à leur accorder et quant à l’impact de la chasse continue au petit rorqual. En 1989, la Commission baleinière internationale estimait que la taille de la population de l’hémisphère Sud s’élevait à 761 000 individus. Quant aux populations de l’Atlantique Nord et du Pacifique Nord, leurs tailles estimées étaient considérablement plus petites, n’atteignant respectivement que 174 000 individus (2001) et 25 000 individus (1990). Pour connaître la taille actuelle des populations, ces estimations ont besoin d’être mises à jour.
Menaces
L’état mondial actuel des populations de petits rorquals est inconnu. Dans l’Atlantique Nord, la Norvège pratique une chasse industrielle commerciale aux petits rorquals (à l’instar du Japon dans le Pacifique, où les baleiniers nippons chassent également le cachalot et le rorqual de Bryde). De plus, les petits rorquals sont également menacés, comme les autres espèces de baleines, par la pollution chimique et acoustique, la dégradation d’habitats, l’empêtrement dans des engins de pêche, les collisions avec des navires et le dérangement.
Cette page a été préparée par Peter Simard de Blind Bay Cetacean Studies, février 2007.
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