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Cétacés vivants Si vous découvrez en Nouvelle-Écosse un cétacé échoué vivant, 1-866-567-6277
Si des échouages impliquant un seul animal vivant ont été enregistrés sur toutes les côtes, les échouages collectifs, pour leur part, sont plus souvent signalés dans certains « points chauds » se trouvant dans la partie sud du golfe Saint-Laurent, soit le long du détroit de Northumberland, dans la partie ouest du Cap-Breton le long de la côte sud de cette île, ainsi que dans le bassin Minas et les rivières liées à la Baie de Fundy. Ces « points chauds » peuvent exister en raison d’une topographie ou d'autres caractéristiques propres à chaque lieu. Si vous apercevez un cétacé échoué sur la terre ferme ou étant en difficulté dans la mer, voici ce que vous devriez alors faire.
Déterminer si l'animal est vivant ou mort Rythmes respiratoires normaux Cétacés de petite taille (p. ex. un marsouin ou un dauphin commun) = de 2 à 5 respirations par minute Dans le cas d’un grand cétacé, il peut être nécessaire de tester ses réflexes afin de déterminer s'il est toujours en vie. Pour ce faire, une légère pression peut être exercée doucement sur une paupière ou sur le coin d'un œil, la région autour de l'évent peut être touchée légèrement, ou la bouche peut être ouverte doucement. Si l'animal est toujours en vie, il fermera son œil ou son évent, ou résistera à votre tentative de lui ouvrir la bouche. Si l'animal est mort ou s'il meurt au moment de l'observation, veuillez consulter notre page Que faire dans le cas d'un animal mort? et le signaler immédiatement à la MARS car il est très important de nécropsier tout cétacé mort ayant été découvert. Si l'animal est en vie, la prochaine étape à suivre est de déterminer l'espèce à laquelle il appartient. Il est important de déterminer l'espèce du cétacé échoué car cela influencera grandement le pronostic d'une remise à l'eau réussie de l'animal. Généralement, les espèces océaniques (comme le dauphin à flancs blancs de l'Atlantique) qui s'échouent ont de bien meilleures chances de se remettre d'un échouage que les espèces côtières (comme le marsouin commun). Cela tient au fait qu'en général, les espèces pélagiques ou océaniques sont souvent en meilleure condition sur le plan nutritionnel et que leur échouage est plus susceptible d'être dû à une erreur, alors que les espèces côtières, qui devraient être habituées à naviguer près des côtes, sont souvent malades ou en moins bonne santé. En outre, le pronostic de récupération après une remise à l'eau est meilleur pour la majorité des individus impliqués dans un échouage collectif qu'il ne l'est chez un animal s’étant échoué seul. Afin de déterminer l'espèce de cétacé impliquée dans un échouage, veuillez consulter nos pages descriptives et nos clés d'identification des espèces.
Une fois que vous avez ces renseignements, vous devriez communiquer immédiatement à la MARS les renseignements suivants :
Vous devriez également :
Responsabilité Juridique Tous les mammifères marins sont protégés sous l'acte de Pêcheries fédéral. C'est illégal pour les individus faits sans autorisation pour toucher, déranger, nourrir ou autrement contrarier ces animaux. Un permis scientifique est tenu de manipuler des mammifères marins et, selon les espèces, une Espèce le permis menacé peut aussi être exigé. La MARS demande annuellement et reçoit ces permis. Premiers soins Voici les étapes clés que suivent les sauveteurs spécialement formés afin d'aider des cétacés échoués vivants. Ne pas paniquer et ne pas déplacer l'animal Souvent, les essais hâtifs de remise à l'eau d'un cétacé échoué causent plus de mal que de bien à l'animal. Par conséquent, N'essayez PAS de pousser ou de tirer l'animal vers l'eau avant d'avoir recherché des conseils de la part de professionnels. N'essayez jamais de tirer par la queue vers l'eau un animal échoué, car cela causera fort probablement des dommages irréversibles à sa queue et à sa colonne vertébrale. Il est très important de noter qu'un cétacé échoué vivant ne devrait pas forcément être remis à l'eau. Lorsque c'est possible, un vétérinaire ou un professionnel spécialement formé devrait être sur place pour évaluer l'état de l'animal et déterminer le meilleur plan d'action à suivre. Stabiliser l'animal
Chercher de l'aide Évaluation initiale de l'état de l'animal Une fois sur le site d'échouage, les professionnels qualifiés ou les vétérinaires tenteront d'évaluer la condition physique de l'animal afin de déterminer s'il devrait faire l'objet d'une remise à l'eau ou si une autre option ne serait pas préférable. Cette évaluation initiale peut permettre de déterminer la cause de l'échouage et si une tentative de remise à l'eau de l'animal devrait être entreprise. Dans le cas d'espèces comme le cachalot, qui peuvent ne respirer qu'une fois toutes les 20 à 40 minutes, il peut être nécessaire de solliciter les réflexes relatifs à l'évent ou au mouvement de la cornée (voir ci-dessus) pour savoir si l'animal est vivant ou mort. Connaître l'espèce et la taille du cétacé peut aider à déterminer s'il s'agit d'une espèce pélagique ou côtière ou d'un nouveau-né séparé de sa mère. En aucun cas ne devrait-on tenter de remettre à l'eau de tout jeunes cétacés n'étant probablement pas encore sevrés. L'état corporel peut être évalué en examinant l'ensemble du corps de l'animal, particulièrement au niveau des muscles lombaires et des éventuelles lésions externes. Le rythme respiratoire peut quant à lui permettre de déterminer si l'animal est stressé, et la température corporelle interne indiquera si son état est critique ou terminal. D'autres renseignements relatifs aux critères d'évaluation sont disponibles pour les membres de la MARS qui sont formés. Options possibles avec des animaux échoués vivants Dans les provinces Maritimes, trois options seulement s'offrent aux intervenants, à savoir remettre à l'eau l'animal, l'euthanasier ou laisser la nature suivre son cours, car il n'existe pas d'installations destinées à la réadaptation des animaux échoués. Seuls les animaux en bon état corporel et n'ayant pas de lésions ou de maladies importantes devraient être remis à l'eau. L'euthanasie peut être la meilleure option pour les cétacés de petite taille, mais ne devrait être envisagée que si elle peut être encadrée par un vétérinaire. La meilleure forme d'euthanasie est l'administration de médicaments, une tâche qui devrait être laissée à un vétérinaire. La mise à mort par arme à feu n'est pas une solution idéale car elle peut être difficile à accomplir (la carabine doit être de calibre .303 au moins et le projectile tiré doit pénétrer le crâne et le cerveau) et peut susciter de la détresse tant chez l'animal que chez les témoins de la scène. La mise à mort par arme à feu ne devrait être envisagée qu'en l'absence d'autres options possibles. La personne chargée de cette tâche doit posséder un permis de port d'arme, avoir l'approbation du MPO et avoir suivi une formation sur les règles adéquates à suivre pour tuer un animal selon cette méthode. Les gros cétacés, pour leur part, posent un problème de taille. Le temps est une considération essentielle avec les grandes baleines car chaque minute qui passe se traduit par une augmentation de leur température et de la pression qu'exerce sur leurs organes internes leur lourde masse musculaire dorsale. L'euthanasie n'est généralement pas envisagée chez les grandes baleines car il est difficile de déterminer la dose correcte de médicaments à administrer à un animal de grande taille. Qui plus est, le fait de l'euthanasier quand même pourrait rendre plus compliquées l'évacuation et l'élimination ultérieures de la carcasse, désormais contaminée avec un produit toxique. L'utilisation d'une arme à feu pour l'euthanasie ne peut être envisagée non plus, car ces animaux ont un crâne très épais et un cerveau très difficile à localiser avec précision. La remise à l'eau constitue quant à elle une entreprise très ardue et stressante pour les grandes baleines, pouvant entraîner des blessures graves (p. ex. : colonne vertébrale disloquée ou queue arrachée) et la mort si elle n'est pas effectuée correctement. Habituellement, le mieux à faire pour les gros cétacés échoués est d'essayer d'accroître leur confort, de minimiser le bruit et les autres facteurs de stress environnants, et de les laisser mourir de façon naturelle. Lorsqu'une remise à l'eau est possible, elle devrait être tentée pendant une marée montante. Une fois le cétacé dans l'eau, son équilibre doit être restauré, ce qui nécessite de le bercer doucement dans l'eau, parfois pendant des heures. Avant de relâcher l'animal, son comportement devrait être surveillé pendant plusieurs heures afin de s'assurer qu'il ne s'échouera pas de nouveau. Le transport d'un animal vers un autre site où il sera relâché ne devrait être entrepris qu’en l’absence d’autres solutions (et en recourant à des techniques approuvées) et seulement si cela peut être fait en moins de deux heures. Dans les échouages collectifs, les individus ayant moins de chances de survie devraient être euthanasiés et ceux pouvant retourner à la mer devraient être remis à l'eau ensemble. Un cétacé remis à l'eau n'est pas forcément sauvé pour autant. Il arrive parfois qu'un animal ne puisse ou ne doive pas faire l'objet d'une remise à l'eau. Le cas échéant, le fait de l'euthanasier ou de le laisser mourir de façon naturelle sur la plage doit être considéré comme étant l’issue adéquate d’une telle situation.Les municipalités sont responsables de l'évacuation et de l'élimination des carcasses de cétacés. Aucun animal ne devrait être enfoui avant que des scientifiques de la MARS, de l'Atlantic Veterinarian College, du Musée du Nouveau-Brunswick, du Musée de la Nouvelle-Écosse ou d'une autre institution d'enseignement ou fédérale n'aient eu la chance de l'examiner, car chaque animal échoué peut nous permettre d’apprendre beaucoup de choses. Responsabilité Juridique Tous les mammifères marins sont protégés sous l'acte de Pêcheries fédéral. C'est illégal pour les individus faits sans autorisation pour toucher, déranger, nourrir ou autrement contrarier ces animaux. Un permis scientifique est tenu de manipuler des mammifères marins et, selon les espèces, une Espèce le permis menacé peut aussi être exigé. La MARS demande annuellement et reçoit ces permis. |
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